Emmanuel Barrat a eu l’idée de ces « soldes » histoire de mettre un peu de piment dans sa vie d’artiste (photo Jean-Marie Champagne)
IL a toujours été à part, et l’artiste Blérancourtois Emmanuel Barrat, le prouve une fois encore avec une initiative originale. Il vient d’annoncer que dans le cadre d’une exposition qu’il
réalisé à Ollencourt, près de Compiègne, qu’il soldait une partie de ses œuvres. « Je propose, à mon carnet d’adresse, c’est-à-dire les gens qui me suivent depuis pas mal d’années maintenant de
venir me voir et de me donner leur prix pour m’acheter un des tableaux exposé. Je suis conscient que c’est difficile pour tout le monde en ce moment et puis en janvier à Blérancourt il faut bien
trouver de l’argent quelque part. En plus ce que j’expose en ce moment est loin d’être le plus mauvais de ce que j’ai fait. parce que c’est bien gentil d’être côté au niveau national ou
international d’être dans le guide art price mais ce n’est pas ça qui rempli le porte-monnaie », fait savoir l’artiste.
Habituellement, ses toiles tournent autour de 3.000 euros l’unité et les nains ou leurs copines sont à 1500 euros. D’ailleurs les tableaux ne vont pas dans tous les intérieurs car ce sont souvent
des grands formats, soit 1×1 mètre voir 1m40 sur 97 cm.
Un lien social
Au travers de cette décision, ce qu’il souhaite le plus c’est pouvoir continuer à peindre tout en jouant son rôle de lien social dans la région. « Certains me disent qu’il faudrait que j’aille
voir ailleurs si je veux vendre mes toiles, mais ici il y a des gens qui m’ont aidé et qui me soutiennent. De mon point de vue, l’artiste au-delà de la reconnaissance des autres et de son statut
qui est une chose, il doit aussi jouer un rôle dans la vie culturelle locale ».
Pour Manu le quotidien ne se réduit pas seulement à se lever le matin à prendre le pinceau et à laisser aller sa créativité « c’est un mythe » ajoute-t-il.
Le Blérancourtois a certes toujours envie de peindre et de peindre encore mais il n’a plus vraiment de place pour stocker tout ce qu’il réalise.
Et puis, ce système de soldes c’est aussi l’occasion pour que « l’art parle à tout le monde », comme il dit. Sa façon à lui de souhaiter que chacun puisse accéder d’une façon ou d’une autre à la
culture.
Une dizaine d’œuvres (du tableau au nain de jardin doré à la feuille) sont à découvrir et à acheter, le cas échéant, à Ollencourt. Mais attention comme tout offre commerciale, celle de Manu a
également une durée limitée dans le temps. Les amateurs peuvent donc se faire plaisir jusqu’au 24 janvier à 18 heures et sur rendez-vous car la salle d’exposition n’est pas toujours ouverte. Pour
ceux qui n’auraient pas encore dépensé complètement leur budget soldes, une petite toile, ça peut toujours être sympa.
Samuel PARGNEAUX
18 janvier 2010
Valérie Schreder a écrit un joli papier mais je n’arrive pas à le retrouver….
Camelin / S’initier à la peinture avec un artiste
Le monde des couleurs
Le beau soleil de fin septembre a permis de travailler dans la cour de l’école, ce qui simplifiait le maniement des pinceaux et des couleurs.
Le vernissage des autoportraits, peints par les écoliers de regroupement scolaire Camelin, Besmé et Bourguigon-sous-Coucy, a eu lieu vendredi dans la salle communale du village. L’intéressante
aventure a débuté par un atelier organisé par les institutrices, sur proposition du peintre Emmanuel Barrat, venu exposer à la salle des fêtes dans le cadre des « Invitations d’artistes ». Deux
jours d’initiation à la peinture : le lundi avec des écoliers de Camelin et le mardi, avec les enfants de Besmé accompagnés de Mathilde Bechtel.
Le lundi matin les CP et CE1 ont travaillé avec leur maîtresse Stéphanie Skierkowski, l’après-midi les trois sections de la maternelle ont œuvré de concert, sous l’œil attentif et les
explications très professionnelles de Manu.
« C’est magnifique, disait Nicole Laruel, la directrice, de voir à quel point, mes élèves de la maternelle sont assidus et intéressés par le travail. L’ambiance est très bonne, les élèves
épanouis et très impliqués dans l’activité. Ceci nous permettra de poursuivre le travail sur les couleurs, sur les techniques dans la peinture et sur l’autoportrait. ». Notamment lors d’un voyage
au musée Van Gogh.
L’UNION 2009 10 07